Toujours est-il que je n'aime vraiment pas ça. Parce que hier j'ai pris une claque. Pas une minime. La bonne claque qui met bien par terre. Parce que la raison pour laquelle je m'étais relevé s'est quelque part effondrée. Ou alors je me trompe. Mais j'ai rarement tort. Ce qui est dans cette situation, dommageable. J'pense qu'il est temps de prendre une décision. Car si en dressant un portrait sommaire de nous deux, on arrive visiblement pas aux mêmes caractéristiques, on est quelque part semblables. Semblables parce que l'on arrive à un moment où regarder derrière nous fait si mal que ça nous brûle les yeux. Et que tout ça est inutile. Il va falloir regarder de l'avant. Je dis pas que pour cette démarche est aisée. Si je suis dans cette position vacillante, ce yoyo omniprésent, cela veut dire que je suis pas encore vraiment fixé. Toi tu ne l'es pas. Voir pas du tout. Mais au fond de toi tu sais qu'il va falloir se projeter. Miser quelque chose. Sans mise on ne récolte rien. Je sais que désormais tu t'étais juré de ne plus jamais miser quoi que ce soit sur qui que se soit. Mais aujourd'hui tu sais que dans cette situation, tu n'es pas à l'aise. Je sais que ce pas est très difficile à faire, surtout pour toi. Simplement j'ai juste envie de me battre, et d'enfin revivre. Pour enfin sourire pleinement. Sans arrières pensées ni appréhensions. Et ça, je veux le faire pour toi, pour nous. Parce que je pense que tu en vaut vraiment la peine. Parce que tu mérites d'enfin toucher à ce bonheur. Simplement je pense que pour l'obtenir, il faudra se lancer. Preuve en est que quand on s'est lancés sans vraiment se projeter, ces doutes là sont revenus. Alors vraiment, je ne dis pas ça pour que tout ça s'accélère, mais vraiment parce que c'est nécessaire.
J'ai envie de pas grand chose. J'ai même pas faim. J'veux juste arrêter de vivre de la sorte. Je profite pas. Je profite plus. Ni toi d'ailleurs. J'veux passer à autre chose. Pas par rapport à elle. Juste par rapport à la vie que je mène. Qu'on mène. J'me suis juste fait une piqûre de rappel vendredi dernier. Grâce à toi. J'avais oublié cette sensation, que la vie avait décidé de m'enlever pour un moment. Désormais nous avons la possibilité de sortir la tête de l'eau. On sait qu'on peut y arriver. Ensemble. Il suffit juste de lever les yeux. Regarder plus loin. Et surtout, ne plus se retourner. Ou alors plus de la même manière. Il faudra puiser de nos expériences. Pas l'inverse.
N'oublies pas qu'au fond on est semblables. Pas le même passé. Mais la même envie. Prends ma main. Elle t'attend. A deux, on cherchera la route vers le bonheur. Qui, je pense, semble vraiment se cacher.
Et puis, à deux, ça fait 4 yeux pour le chercher, au lieu de 2...
[ Faut qu'ON s'en sorte ]

