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Moment rare. A savourer. Et bien j'ai enfin été bien. Oui oui, monsieur Arthur y arrive parfois. Parce qu'encore une fois depuis quelques semaines je me sens bien dans la même situation. Avec Elle. Un coup de téléphone. Tard, mais pas assez pour empêcher mon envie de la voir. Ils viennent. Je dis ils car Elle était accompagnée de Yannick. Un mec bien. Comme on en trouve rarement. Je vais pas m'étaler à le complimenter outre mesure, son ego n'en serait que renforcé. Je m'arrêterai juste en disant que t'es un mec bien Yannick.

Ce coup de téléphone. Juste assez pour me mettre ce sourire aux lèvres. Celui qui semblait avoir disparu. Et qui n'apparaît qu'en sa présence. Comme un mécanisme. Visiblement bien huilé. Quelques heures auparavant j'avais reçu un texto. M'annonçant qu'elle ne serait sûrement pas sur MSN ce soir là. Je n'avais également pas de travail. J'allais vraisemblablement passer ma soirée à ruminer, penser, me tracasser. Et tout ça pour rien, inutilement. Si seulement tout pouvais être plus facile qu'en sa présence. Mais ce changement de programme aussi surprenant qu'envoûtant a eu le don d'enchanter ma soirée.

J'avais parlé de ce c½ur qui bat, de sourires automatiques, de ce ventre qui se tort. Non pas de douleur. Mais de ce petit truc qui me manquais. Ouais, je t'en avais parlé. Et bien je constate évidemment pas un ressenti ultra fort. Juste une amorce, un commencement. Qui a le mérite de me donner envie. De me lancer. De miser. Et ce mérite là, c'est elle et elle seule qui le détient. Alors je pense que c'est légitime que j'ai envie de tout ça. De toi. Parce que je vais bien. Mais seulement parfois. J'aimerai juste prolonger cet effet. Qu'il perdure sur sa lancée. Qu'il ne me quitte plus. Qu'il fasse partie de moi. Que tu fasses partie de moi. Pour qu'enfin, ce parfois se transforme en toujours.

Rassures toi, si j'avais senti que pour toi c'était quelque chose d'étranger à mon ressenti, je ne rédigerais rien. Non pas une lettre. Je pense qu'on se sent bien et qu'à deux, on a la possibilité de nous relever. On pourrait évidemment le faire seul. Cette possibilité on l'a. Simplement aujourd'hui, nous avons la possibilité de le faire, de la plus belle des manières.

J'écris ce texte en Philo. Approximativement 11H. J'ai pas faim. Juste envie de te voir. Et d'ailleurs, je te verrai vers 15H. Et ça conforte cette idée là. Qu'on est bien. Qu'il suffirait de pas grand chose. Vraiment rien.

Ce plaisir là je m'en lasse pas. Je m'en nourri même. Il est juste insatisfait. Il en veut toujours plus.

Quand j'me mords les lèvres quand tu poses ton regard sur moi, c'est pas parce que tu m'intimides. C'est juste parce que j'ai faim de toi...

Dis, tu me tiendrais la main ?



[ Faut qu'on s'en sorte ]

# Posté le vendredi 17 octobre 2008 15:19

Modifié le samedi 22 novembre 2008 05:35

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