Un jour...

Un jour...
Un jour. Faudra bien que ça sorte. Tout ce flot d'émotions. Cette averse de sentiments. Cet orage de rage. Faudra bien que ça franchisse le barrage. Celui qui, chaque heure, prend encore plus d'hauteur. Il le faut. Pour que j'puisse me regarder dans une glace. Pour que j'me puisse me dire que je n'ai pas de regrets. Rien que des remords. Pour que j'puisse affronter mes peurs. Au moins une fois, dans ma vie. Pour que j'puisse me donner une chance de réussir. Pour que les personnes auxquelles je tiens, réellement, soient fières de moi. Et pour que chaque jour compte. Je sais. Je n'en n'aurai probablement jamais le courage. Il y aura probablement toujours des mots et des phrases qui ne sortiront jamais. Je sais. Mais il faut qu'un jour. J'assume. Mes erreurs. Mes problèmes évidents de communication. Mes sentiments étouffés. Et mon manque de confiance. Il faudra. Un jour. Pour moi. Et pour tout ceux qui m'ont tendu une main. Qui m'ont remis sur la route. Qui m'ont fait espérer. Rêver. Et aimer. Je leur dois.
Mais depuis quand la vie est juste?




[ Faut qu'on s'en sorte ]

# Online seit Sonntag, 11. November, 2007 um 14:51

Geändert am Samstag, 22. November, 2008 um 05:53

Et si on avait changés ?!?

Et si on avait changés ?!?
J'ai beaucoup hésité avant de laisser mes mains se dégourdir sur le clavier avec ce sujet en tête, nos rires en sourdine et les larmes aux yeux...
Oui, j'ai longuement hésiter... Avant de prendre mon courage à deux mains et de me lancer, pour exprimer tout ça...
Et si on avait changé ?
Forcément oui, en bien en mal ? Là est la véritable question...
Et si on finissait par se perdre... Si on continuait à s'éloigner, progressivement... Jusqu'à aller frôler ce point de non retour vers lequel on dérive lentement...
A grand renfort d'emplois du temps démesurément divergents, d'excuses qui n'en sont pas...
Une vie trop remplie ?
Une seule certitude, une seule décision à prendre...
Reprendre les rênnes de ma vie... M'organiser...
Sans toute fois enlever le plaisir d'une visite imprévue, des décisions au dernier moment...
Qui aurait cru que peu à peu on s'éloignerait...
Je me suis promis que je ne te perdrais pas, je refuse de laisser le destin et une petite crise passagère altérer une amitié certes récente mais plus forte que toutes celles que j'ai vécu auparavant...


Oui on a changé,
Peut être dans des chemins légèrement différent,
Mais pas assez divergeant pour nous séparer...
Alors oui on essayent, vainement, d'engager des sourires témoignant de notre impuissance commune...Triste sort, l'avenir nous donnera nos réponses...


Ai-je besoin de préciser qui est ce " Tu " qui est le fil conducteur de ce texte... ?
A vrai dire, je sais que tu t'es reconnue... Je tiens à toi, saches le, et pas à la légère.
Ma vie sans toi serait si différente, si changé... Négativement cette fois <3


[ Fautquonsensorte ]

# Online seit Montag, 29. Oktober, 2007 um 15:59

Geändert am Samstag, 22. November, 2008 um 05:54

Lettre a destination d'un Ange...

Lettre a destination d'un Ange...

*Lettre écrite lors d'une première rupture, modifiée pour l'occasion, j'voulais t'faire ce cadeau...

Mon Ange ,

Après 33h sans toi, je me rend compte a à quel point tu comptes pour moi et à quel point je t'aime. J'aimerais savoir comment faire ou comment m'y prendre pour que cette petite chose indéfinissable qu'il y a entre nous réapparaisse...
J'ai si peur et si mal, je me surprend à écrire ces mots, d'habitude je suis comme figé, paralysé. Je n'arrive vraiment pas à poser les mots sur ce que je ressens, c'est indescriptible ! On ne m'a pas laissé t'aimer comme je le voulais, on me coupe les ailes en plein vol ... !Mais c'était la solution à prendre ! Tu sais ce que je ressens, une lettre banale avec mes sentiments ne m'intéresse pas, j'ai envie de t'offrir autre chose, comme un dernier cadeau .
Tu sais quoi, je vais te raconter quelque chose qui m'est arrivé, une rencontre qui a changé ma vie.
C'est l'histoire d'une demoiselle du prénom de Ségolène, que j'ai rencontré un matin de septembre. Mes yeux rivés sur son visage, je me demandais pourquoi je lui portais autant d'attention. Elle s'assit au premier rang. Quelque chose de spécial se dégageait d'elle. Je crois que l'on appelle cela le charme. Une fois le cour terminé, je me suis empressé d'aller la rencontrer pour échanger quelques paroles. De là est né une amitié mais dans ma tête tout n'étais pas clair. Je ne cernais pas très bien ce que j'éprouvais pour cette jolie demoiselle . Semblant d'amour ? Amitié ? Qui sait ? Les deux peut-être ! Le soir même, muni de ce superbe appareil que l'on appelle communément portable, je pris l'initiative de lui envoyer un message en lui demandant son adresse électronique. De conversation en conversation, pris d'un élan indescriptible, je lui demanda si elle serait d'accord pour entamer une relation avec moi...Elle me répondit que nous ne nous connaissions pas assez et que donc la réponse était NON ! Horreur ! Je me suis donc mis en colère, en disant que si je pouvais lui faire du mal je le ferais ...deux minutes plus tard je lui disais qu'il me serait impossible de lui faire du mal, comme si je lisais dans l'avenir et que je savais que j'allais garder cette petite demoiselle sous mon aile .
Les jours passèrent et elle tomba amoureuse d'un garçon prénommé Florent ...Cette histoire m'agace, vous aussi ? Oh mais ça tombe bien ! On là passe alors ? Vraiment ? ok ^^ !
Elle vécu donc une grande histoire d'amour, les deux derniers mois étant très difficiles pour elle, comme pour moi ! En effet nous étions meilleurs amis et cette demoiselle m'appelait régulièrement, les larmes coulaient sur ses joues...Mais les princesses ne pleurent pas ,j'aurais pourtant juré qu'elle en était une ! Toujours-est-il que ce Florent et cette demoiselle souffraient et que de la voir se mettre dans ces états me rendais malade ! Je me posais alors certaines questions : « est-ce que je la rendrais heureuse ? » ; « A sa place, est-ce qu'elle pleurerait par ma faute ? » . Je me demandais donc si ma place de meilleur ami me convenais toujours ou si j'en attendais plus.
Cette demoiselle pris la décision de rompre avec Florent, pour se protéger et ne plus souffrir...J'étais plus que soulagé, la voilà a nouveau heureuse , j'étais moi aussi très heureux , j'en ai sorti mon vieux sourire .
Ce sourire s'estompa rapidement quand la nouvelle tomba, elle était de nouveau avec quelqu'un ! David ! Là tout s'effondre, je la met en garde puisque je savais que David et les femmes ça ne colle pas...A priori je ne m'étais pas trompé puisqu'elle n'eu plus de nouvelles de lui pendant un mois, elle souffrit énormément, mais j'étais là moi ... j'étais là ...
Interrogation sur interrogation, là j'en étais sur ou presque, je l'aime ! Alors oui on se disait « je t'aime » mais celui la est différent, il transporte, il donne des ailes , j'étais un oiseaux ( un colibris ^^ ) ! Moi amoureux d'une princesse ...je rêvais éveillé !
La rupture avec David était inévitable, voilà la princesse qui est invité par Florent à une fête . Moi, en bon ami (^^) , je lui fît part de mon avis négatif pour y aller ! Je redoutais sans doute quelque chose , je l'aimais c'est sur ! On c'était dit que je pourrais être le prochain, je l'aurais tellement voulu...Malheureusement elle décida d'y aller ...Elle ressortit avec Florent...Le drame ! Quand elle m'a annoncé la nouvelle, je cru mal entendre ou mal comprendre...mais non, c'était bien vrai ! Je me suis dit que c'était peut-être une erreur et qu'elle ne comptait pas reprendre avec lui. Pour en être sur, je pris mon téléphone et je lui demande si elle compte rester avec et la réponse fut annoncé après un long silence : « ben...Oui ... » ! Je ne trouvais plus mes mots , j'ai du rester muet cinq bonnes minutes. Il pleuvait ce jour là, l'ambiance parfaite pour déprimer ! J'étais amoureux et ma dulcinée s'envole de nouveau pour son premier prince charmant . Je n'en dormis pas de la nuit .
Il fallait maintenant se faire une raison, ils étaient ensemble ! Mais je veux être ton prince charmant, je veux aussi goûter au bonheur, pourquoi je n'ai pas le droit ! C'est dégueulasse ! Là j'étais vraiment malheureux, j'étais sur de mes sentiments, sur que je l'aime ! Et même si elle pleure ,c'est quand même une vraie princesse !
Cette histoire avec Florent se solda part un échec, la demoiselle ne ressentait plus rien pour lui ... ça y est, c'est enfin ma chance , mais soyons patient, on ne précipite pas une princesse !
J'étais là a ses cotés ,elle était célibataire et le dialogue entre nous était facile, elle m'a bien précisé qu'elle ne pouvait pas se précipiter tout de suite, la peur d'avoir mal ! J'ai attendu plus d'un mois comme ça , je souffrais , je la voulais ,je savais qu'entre nous deux ça fonctionnerait.
A la veille de Noël , elle dû partir en Ardèche, dans sa famille ...Je savais qu'elle me manquerait terriblement, et je ne me suis trompé...j'aurais besoin de la voir et de la serrer dans mes bras ! L'envie de l'embrasser n'était plus qu'un rêve mais une nécessité!Je l'avais tout les jours au téléphone , je lui manquait aussi ... je l'aimais ... si fort !Le 29 décembre elle revint d'Ardèche ; j'accourus la voir . Elle me manquait beaucoup , s'en était trop . Je sonna à sa porte, elle ouvrit. Mon c½ur battait si fort. Je la pris dans mes bras, le soulagement ! Je l'ai retrouvée !La soirée avançait et nous discutions tout en nous faisant des bisous et des câlins... sur la joue bien sur ^^ ! Et là l'état de grâce : Elle me fît un bisous sur la joue , puis un autre sur la joue mais celui-ci plus proche de ma bouche , et le troisième, le troisième ! Sur la bouche !!!! J'en rêvais et c'était fait , nous étions ensemble ! Ce moment est indescriptible, la délivrance ! Sa bouche...si fine et charmante que l'on a envie de l'embrasser perpétuellement ! Si je n'avais pas attendu tout ce temps avant de conquérir le c½ur de la princesse , je pense que je n'aurais pas ressenti ça , c'était magique ! Le 29 décembre 2006 restera gravé à jamais dans mon c½ur . Effectivement j'ai déjà eu auparavant des relation, mais à coté de celle là ... je pense que c'est véritablement mon premier amour ! Je le définis comme cela puisque c'est durant cette relation que j'ai pris conscience du mot amour , de ce qu'il représentait ! Je peux même dire Passion , puisque la suite est à couper le souffle ! Quoi ? Ah je ne t'ai pas raconter et tu veux savoir la suite ! D'accord comme tu veux ! reprenons . Je devais malheureusement rentrer chez moi ce soir là , le lendemain je travaillais ! Cette nuit là je n'ai pas pu dormir , je pensais beaucoup trop à elle, désormais à « nous » ...
Les premiers jours ont été un véritable bonheur , j'apprenais doucement les formes de son corps , la douceur de son ventre , de ses jambes , de sa bouche. Je pourrais reconnaître sa bouche parmis tant d'autres ... c'est indescriptible mais l'embrasser pour moi était un véritable bonheur ! Les semaines passèrent et le bonheur était là , je me sentais Moi quand elle étant dans mes bras, nous ne formions plus qu'un ..tout les deux nus dans le lit, la tête contre ma poitrine, elle m'annonça : « T'es l'homme de ma vie Arthur ... » Là un moment de flottement s'installait dans ma tête ! On ne peu pas rêver mieux , j'ai touché au bonheur , et je ne compte pas m'arrêter là ! Oui elle est la femme de ma vie et oui j'ai envie de finir mes jours avec elle ! Je laisserais personne venir gâcher mon bonheur tant espéré et enfin trouvé . Que demander de plus qu'une princesse que vous connaissez par c½ur , capable de finir vos phrases , capable de vous faire passer un message dans un simple regard, capable de vous faire rire à en avoir mal au ventre et a supplier que ça s'arrête ... capable de vous faire l'aimer à en perdre la raison ...
Un nombre incalculable de trips s'installe dans votre quotidien , la vie devient un jeu dont vous êtes le roi et elle est la Reine... ce bonheur là durera 5 mois , 5 mois inoubliables , j'ai un pincement au c½ur quand j'y repense !
Le compte de fée ( plutôt de princesse ^^) pris fin dès lors où les prises de tête arrivèrent ... la fin d'une si belle histoire . En effet la princesse et moi-même durent se remettre en cause , puisque cette relation ne leur convenaient plus ! Le fait d'être dans la même classe causa le trouble dans notre vie, une routine s'installait... moi je ne pensais qu'a elle , je voulais qu'on s'en sorte ... à deux . Nous décidions après une longue réflexion qu'il fallait envisager de recommencer a deux... Malgré ça la princesse ne se livrait plus , plus de câlins, plus de bisous... Elle n'arrivait pas à reprendre le dessus, elle n'était plus sûre d'être amoureuse ... !Je ne savais pas ce dont elle avais besoin , je ne comprenais plus ... je voulais l'aider mais tout ce que je faisais semblait la saouler ... j'étais perdu ...A mon grand désespoir . La rupture semblait inévitable , nous décidions d'en parler , le vendredi 15 juin ... je lui demandait ce qu'elle pensait être le mieux pour nous , si elle souffrirait moins si nous n'étions plus ensemble , elle m'a répondu que oui ... sans doute ... et a éclatée en sanglots ! J 'étais paralysé , nous nous rendions quelques affaires . J'avais envie de pleurer mais devant son visage je n'y arrivais pas , j'étais bloqué ! Je m'en allais , je passait la porte et je me suis retourné , je l'ai vu ,souriante , les larmes aux yeux ... c'était bel et bien la fin ... j'ai mal au c½ur . Une fois que j'ai pu faire quelques pas , j'ai réalisé ce qui c'était passé n de ce que je perdais et sur cinq kilomètres j'ai pleuré , pleuré au nom de mon amour pour elle ... avec un sentiment amer dans la bouche , celui de ne pas avoir tout vécu ...

L'avenir nous a donné a tout les deux la chance de reprendre et de s'aimer a s'en faire mal au c½ur , si fort que le seul besoin vital était l'autre...4 mois plus tard , une classe , une première, littéraire, et surtout destructrice...
Une routine s'installe , le soir on ne peut plus se raconter notre journée au téléphone , nous avons vécu la même ! J'ai pas envie de m'étendre sur la fin du voyage, simplement parce que c'est encore beaucoup trop frais dans ma tête, ce serait trop prégnant ! J'écrirais là dessus peut-être plus tard , j'm'en excuse d'ne pas l'aborder, ça m'est impossible...

Fin de l'histoire , j'ai encore beaucoup d'autres choses a raconter, a te raconter ...



Voilà j'arrive au bout il est 20h00 pour la fin de cette lettre , je voulais terminer en te remerciant mademoiselle ptit bout de femme , d'avoir passé quasiment deux années en ma compagnie , j'ai adoré du début jusqu'à la fin ! Merci de m'avoir soutenue dans ma vie , ça n'a pas du être facile à vivre non plus quand j'allais mal ... tu m'a sauvé , j'étais au fond du trou et j'avais seulement besoin de ta main pour en sortir ...Aujourd'hui j'y suis a nouveau , malheureusement sans ta précieuse main qui m'est pourtant indispensable ... Je suis perdu sans toi ... perdu comme un gamin de 6ans sans sa maman et qui pleure , qui pleure ... Peut-être que l'avenir nous donneras la chance de nous retrouver, ou pas, mais ce qu'il nous faut c'est tout arrêter et recommencer , ça ne fonctionnais vraiment plus comme ça ! Et même si on en venait a reprendre quelque chose chacun de notre côté, j'ten voudrais pas , c'que j'veux c'est qu'tu sois heureuse, dans mes bras on ne l'étaient plus...plus assez !
Le pire c'est qu'on s'aime, peut-être trop pour vivre cette relation qui nous ressemblent pas !

Merci , merci pour tout , t'es la plus belle chose qui me soit arrivé , et de loin ! Merci pour les meilleurs 9 mois de toute ma vie , merci de m'avoir offert tout ça ...

Voilà là c'est vraiment la fin , quoi qu'il arrive sache que je ne t'oublierais jamais , quoi qu'il se passe , quoi que j'en pense , parce que ça , ça ne s'oublie pas ...

Merci pour tout mon Ange , veille sur moi , j'aurais toujours besoin de toi ...

Je t'aime , ce mot c'est grâce a toi que je peux l'employer, tu me l'a fait découvrir...

Merci... ='(



[ Fautquonsensorte ]

# Online seit Donnerstag, 11. Oktober, 2007 um 13:58

Geändert am Samstag, 22. November, 2008 um 05:55

Le jardin immobile

Le jardin immobile
On marche dans un jardin, l'été, quelque part en Aquitaine. C'est le creux du mois d'août, au début de l'après midi. Pas un souffle de vent. Même la lumière semble dormir sur les tomates: juste un point de brillance sur chaque fruit rouge. La dernière pluie les a maculés d'un peu de terre. C'est bon, l'idée de les passer sous l'eau fraîche, et de goûter leur chair encore attiédie. A l'heure qui ne passe pas, juste déguster la déclinaison patiente des couleurs. Il y a des tomates d'un vert pâle, un peu plus foncé au coeur du réceptacle, et d'autres d'un preque orangé où dort une touche d'acide. Celles-là ne semblent pas faire ployer la branche. Seules les tomates mûres ont la sensualité penchée.

Un escabeau s'appuie contre le prunier d'entre. Plusieurs fruits sont tombés dons la petite allée qui court autour du potager. De loin, les prunes paraissent mauves, mais on découvre en les approchant toute une lutte entre bleu sombre et rose, et quelque grains de sucre collés sur la peau fragile: les fruits tombés se sont ouverts et pleurent une chair abricot brunie par la terre mouillée. Dans des rougeurs tachetées sur fond d'ocre-vert : le bleuté de leurs aînées les tente et les effraie.

On voudrait s'en tenir à l'ombre. Mais le soleil pleut dans les branches avec une implacable douceur. C'est lui qui fait le blond de tout le potager : celui des laitues paresseuses, mais aussi des bettes affalées contre le sol. Seules les feuilles des carottes résistent en piquante verdeur, comme si leur minceur les préservait d'un abandon languide. Au bout, contre la haie, c'est trop tard pour les framboisiers : loin du velours rubis-grenat, on en est déjà là au dessèchement brun, à la scorie parcheminée. De l'autre côté, le long du petit mur de pierre, court le poirier en espalier, avec cet ordonnancement symétrique des bras que viens féminiser l'oblongue matité du fruit moucheté de sable roux. Mais la fraîcheur la plus acidulée, la plus désaltérante monte du pied de vigne muscate déployé juste à côté. Les grappes hésitent entre l'or pâle et le vert d'eau , entre l'opaque et le translucide ; les unes se gorgent de lumière quand les autres, plus réservées, préservent une pellicule de buée-poussière. Mais quelques grains déjà se nuancent de lie-de-vin, et dérangent la séduction adolescente des grappes vertes happant le soleil d'Août .

Il fait chaud, mais le prunier, l'abricotier, le cerisier donnent leur ombre où dort aussi la table de ping-pong inemployée...Quelques prunes rouges sont tombées sur la peinture émeraude écaillée. Il fait chaud, mais au plus profond d'août dort au jardin l'idée de l'eau. C'est autour d'une longue tige de bambou le tuyau d'arrosage aux couleurs d'élavées. La courbe irrégularité de ses méandres, la vétusté de ses raccords emmaillotés de chatterton et de ficelle ont quelque chose de familial, de pacifiant; l'eau qui viendra de là ne peut avoir de violence calcaire, de fraîcheur mécanique. De là coulera dans le soir une eau-douceur, une eau-sagesse, juste assez.

Mais maintenant, c'est l'heure du soleil, de l'immobilité sur tous les blonds, les verts, les roses...C'est l'heure de cueillir et d'arrêter.



[ Fautquonsensorte ]

# Online seit Sonntag, 30. September, 2007 um 08:58

Geändert am Samstag, 22. November, 2008 um 05:55

Mon quotidien est une succession de Montagnes Russes

Mon quotidien est une succession de Montagnes Russes
Mon quotidien est une succession de Montagnes russes.



On se retrouve en haut. Un week end parfait... Toi, moi, le bonheur et le vent.
Puis en bas. Un dimaNche. Comme d'autre. Le blues du dimanche... Une bulle ou ne se mêlent que Travaille, boulot, révision, @%ùµ*£¤^} de profs. Pas moyen d'être tranquille même pendant une journée entière... Ouverture des cahiers, décApuchonage des stylos, recherche dans cette amas qui s'appelle chambre de quelques denrées pour survivre et des livres de cours... Qui Gagnera cette bataille...

Puis à nouveau en haut. Apel du dimanche après midi... A nouveau Toi, moi, le bonheur, quelques rires, aussi quelques silences... Quand ils suffisent et eN disent plus que de simples mots...
Et de nouvEau en bas... Toi, parti... Stress de la feuille blanche... Travaille, encore, toujours. Les motS défilent comme une suite incessante de termes incompréhensibles. Un cerveau qui lit mais n'imprime pas. Une mémoire qui ne fonctionne qu'en mode mémoire vive. Des signes chinois qui ne me parlent absolument pas. Le crayon qui dessine le contraire que ce qu'il devrait dessiner... Des tRaductions tout sauf compréhensibles...
différentes avec toujours un accent différent, et, évidemment, toujoUrs des caractères et clefs différentes...
Vous avez dit faire simple quand on peu faire compliquer ?

Une petite remontée... Une pauSe dans cette longue phase d'apprentissage, passage éclair chercher un peu de réconfort dans un pot de glace à la vanille, caramel et fragment de brownie émiétté... Hhhhhhmmmmmmmmmmm...
Et une descente brutale... Il faut commencer à réviser pour leS controles du surlendemain...
Et cette fois ci c'est les textes d'anglais renforcés toutes ces lettres qui se mélangent pour ne plus former qu'un tas informE de signes entrecroisés...

Une infime remontée... Une mouche qui vole et qui me permet de me déconnecté de ce fouilli qui me Sert de cerveau...
Redescente... x'y - y'x = 0 ...j'men souviens et j'me plains pas ... quoi que !

Remontée... sms, de Toi... Un peu de baume au coeur pour continuer à se battre avec tous ces chiffres qui auraient fini par m'engloutir...
Et quand on pense...
Que ces montagnes russes ne s'arrêteront jamais...
Un coup à devenir fou allier ?!

Crazy ...

... for you




[ Fautquonsensorte ]

# Online seit Sonntag, 23. September, 2007 um 15:53

Geändert am Samstag, 22. November, 2008 um 05:56