Ses yeux...

Ses yeux...
Un texte que je ne viens pas d'écrire , pendant une période assez pénible , bien que le texte n'en est pas si emprit que ça ... je l'avais gardé parce que celui-là je l'apreciais beaucoup, comme si son contenu touchait au plus profond de moi ce que je ressentais...ce que je ressens ... Bonne lecture !


Je ne me lasse pas de regarder ses yeux. D'ailleurs, je ne m'en suis jamais lassé. Entre de fines paupières oblongues, deux jolies billes ourlées d'un blanc immaculé qui n'ont jamais su trouver leurs couleurs. Chacune a toujours voulu être un dégradé rare, une pièce unique où les teintes semblaient se mêler. Mais moi, ces yeux là, je les connais depuis presque 2 ans et chacune de leurs nuances est inscrite à jamais en moi. Je n'ai qu'à fermer les miens.

Dans la rondeur de chaque iris, entourant deux pupilles de jais, on discerne toutes les teintes d'un ciel improbable, celui à partir duquel tout peut basculer, tout peut encore changer. Serait-ce vers l'orage le plus terrible ou vers le firmament pur et frais d'un printemps ensoleillé ? Il semble éternellement hésitant, peint par je ne sais quel impressionniste de génie dont la palette devait être une composition de tonalités savamment mélangées, d'une grande technicité et surtout d'une haute sensibilité artistique.

Chaque touche de couleur semble se fondre en sa voisine, se nuançant entre-elles. De ce côté, des petits grains azur illuminent son regard comme au premier jour ; par-là, un gris irisé comme celui d'une perle sait dévoiler une certaine mélancolie sans toutefois tomber dans la tristesse ; lié à lui, je trouve encore quelques pigments de jade qui égayent, m'encouragent et me poussent vers elle ; enfin, sur le haut d'une pupille, une minuscule, presque insignifiante, tâche dorée me dévoile son âme, m'offre en partage une parcelle de son intimité.

Depuis toujours, ils ont semblé changer de tons selon ses humeurs ou peut-être même selon le temps de la journée. Pétillants et rieurs comme le plus souvent, ils savent s'assombrir d'un coup de sang et transformer son regard de la biche au loup, puis à nouveau doux et complices comme une amoureuse.

Ils ont tout vu. Les choses les plus belles et d'autres beaucoup moins. Le soleil radieux de son premier jour , les joies et les peines avec ses s½urs , la disparition d'êtres chers, les rires et les sourires de ceux qu'elle a appelé « chéri » , ses désillusions amoureuse , notre break et son courage devant le miroir, mes yeux pleins de larmes.

C'est vrai, je ne m'en suis jamais lassé de son regard. Je l'aime tant. Je la regarde encore une fois, très fort, encore très fort. Puis, tout doucement, je referme du bout de mes doigts la délicate peau de ses paupières. Je ne vois plus ses yeux et je n'en finis pas de penser ... mais il faut dormir, ma peau contre la sienne , sérés comme des sardines , je m'endors enfin , sous la douce mélodie de son souffle ... je l'aime



[ Fautquonsensorte ]

# Posté le lundi 13 août 2007 07:34

Modifié le samedi 22 novembre 2008 06:04

crépuscule...

crépuscule...
Après un voyage d'une quinzaine en Espagne , une envie s'est emparée de moi : L'envie d'écrire sur le soleil et plus particulièrement les crépuscules ! Pas simplement sur l'astre en lui même , sur les idées qu'il véhicule , son symbole ... place au récit , ma foi assez conséquent ^^

"Au commencement Dieu créa les cieux et la terre...Il dit : que la lumière soit; et la lumière fut. Il vit que la lumière était bonne; et Il sépara la lumière d'avec les ténèbres..." Ainsi, un jour , dans l'éternité du temps ,Dieu créa l'Univers.
Dans cet Univers, il créa les galaxies, les nébuleuses et les supernovae séparées par l'âge de leur temps relatif. Il créa les étoiles ou astres lumineux qui prirent place dans leur système afin d'éclairer les planètes qui gravitaient autour d'eux. Dès lors, ces étoiles brillèrent,défilant dans l'espace d'encre, éclairant les coins les plus ténébreux du néant, comme si leur luminosité ranimait une existence qui serait source de vie. Au coeur de notre système brûle une immense boule de feu qui fut dénommée au cours des âges: Soleil. Son existence est primordiale, car sa présence fonde la vie .
Le Soleil est un sujet inépuisable. On pourrait en parler a l'infini, indépendamment des préférences qui nous guident parmi les diverses approches ou les différentes interprétations possibles. Dans ce texte, j'aimerais faire partager mon point de vue , qui se situe aussi bien dans le domaine artistique de la photographie que dans un contexte poétique et spirituel. J'aimerais vous faire vivre et ressentir ce que j'ai pu voir et percevoir. Mais, peut-être, faudrait-il mieux commencer par les motifs de ma démarche ?
Avant toute chose, j'ai voulu arborer ce thème sous un angle universel, mondial. Car c'est le caractère prééminent du Soleil qui m'a surtout fasciné. D'une façon plus concrète, nous pouvons constater l'unicité de ce phénomène par l'image.
Lorsque l'on voyage dans son pays ou bien à travers le monde, l'on s'aperçoit que le paysage de chaque lieu, chaque région, chaque continent est particulier, possède un environnement typique; mais beaucoup de paysages se ressemblent. Par exemple, les déserts du Mexique, de l'Arizona ou du Moyent-Orient ont beaucoup de points communs. Il en est de même pour une petite île du Pacifique, de l'océan Indien, des Caraïbes ou de la mer de Chine. Les forêts scandinaves, celles de l'Oural ont des couleurs et une végétation voisines. Les jungles de l'Amazonie, de l'Afrique centrale ou de l'Indo-chine ont une épaisseur et une profondeur similaires. On retrouve lacs, chaines de montagnes, vallées, déserts, steppes, fjords, falaises et côtes marines, un peu partout dans le monde. Bien sûr, chaque lieu a sa spécificité [Son génie] et c'est la raison pour laquelle l'on arrive à se retrouver dans cette immensité et à reconnaitre chaque paysage. Souvent, nous pouvons regarder, quand il fait beau, ces inoubliables crépuscules qui redonnent un goût paisible à toutes les fins de journées et transfigurent des paysages parfois monotones gaîté ou mélancolie.
Grâce à la beauté du paysage que nous contemplons, nous pouvons presque instantanément revivre nos sentiments d'alors. Nous voyons ces couchers de Soleil dans des circonstances, situations et lieux différents : près de l'océan , sur des lacs, dans un désert , sur un sommet....un peu partout. Mais à y réfléchir et en me remémorant l'ensemble de ces images inscrites dans la mémoire, je constate que chaque coucher de soleil, comme chaque jour de ma vie , est unique. Précisément, ce qui me fascine est le fait que le Soleil est toujours le même, bien que nous le voyions partout, dans chaque région, dans n'importe quel pays. Nous pourrions le voir se coucher simultanément, si l'on étant sur la même longitude, du Maroc au Portugal, du Mexique a Panama, du Japon aux Philippines, mais dans chaque cas l'image qui nous resterait à l'esprit serait unique. Et même ! Si nous retournions sur la même falaise , sur le même rocher, sur la même route, sur la même jetée, au bord du même lac ou au sommet de la même montagne, le lendemain ou le sur-lendemain ou la semaine suivante , l'image serait différente. Ce serait le même Soleil, mais jamais le même coucher...
Dans tous les environnements, tout au long de mon existence, le Soleil m'a toujours attiré. D'un point de vue artistique, chaque fois que j'ai essayé de mettre des mots sur ce dernier , cela me reste comme une conclusion de mes expériences quotidiennes. Mais je ne reste pas concentré que sur cet instant-là...je me sens projeté encore plus loin , dans un domaine abstrait, que nul ne peut voir sans s'y aventurer, mais qui est si profond, si vaste et qui offre un parcours infini à mon âme délivrée de ses chaînes ( Non je ne fume pas de cannabis ^^ ) . Un monde spirituel se déploit devant moi. Un voile s'étend peu à peu devant mes yeux et je me sens projeté dans le néant. Là, totalement engourdi, je parviens lentement à deviner une lumière, si douce, incroyablement profonde .
Dévitalisé, épuisé moralement, je fixe d'un regard absent l'horizon inéluctable de mes pensées qui rejoignent la ligne ondulée de l'océan. Je me sens vidé; l'infini devient de plus en plus présent dans mon esprit. Cette distance qui me sépare de l'avenir me force à songer à la réalité et a la vérité qui se cachent au-delà de la limite du pouvoir visuel et mental.
Je ne sais plus s'il faut rêver, espérer ou seulement être optimiste ( à 3 jours d'une lecture de Candide , un super livre , lisez-le ! ) .Mon Soleil moral a sombré dans le trouble de mes pensées. Mais je sens qu'il est là encore....qu'il existe encore...qu'il émerge encore. Il est derrière l'obstacle. Il a disparu et pourtant tout mon être semble le toucher. Mais faut-il toujours voir pour croire ?
René Descartes a dit : " Je pense , donc je suis" Sans être philosophe, il est possible d'imaginer : l'imagination ne serait-elle pas aussi une preuve de notre existence ? Un Soleil déjà couché couché pourrait être encore perçu au-delà de l'horizon de la simple vision; ainsi, l'on pourrait imaginer concrètement l'abstraction du doute, de l'inconnu, de l'avenir. Je crois. J'ai la certitude d'un prochain lever. Je suis sûr de la naissance d'une aube . L'astre lumineux m'éblouira à nouveau , sa chaleur et sa couleur m'enrichiront d'une nouvelle volonté de combattre les ténèbres, de retrouver les sources de mon savoir, de ma force , m'aidant a résister à toutes ces épreuves, parfois si pesantes.... Cette foi constante qui ranime mon esprit et mon âme sera toujours le Soleil qui illumine le chemin que je vais tracer , avec mes propres mains et mes propres coups d'éclats ( bien ou mal ^^) . Des l'enfance j'ai cru que certaines choses serait "prévisibles" . J'ai cru aux crépuscules . J'ai cru aux aurores. Je savais que tout finit un jour. Mais qu'après toute fin il y aura un commencement. L'avenir nous laisse le bénéfice du doute, mais il est possible de se douter de ce qu'y va arriver ,et surtout de ne pas se laisser abattre si l'on possède le courage et l'espérance...
Après tout que sommes nous ? De l'énergie ! Il y en a pleins le globe ! L'energie , une fois son "cycle" terminé , retournera énergie ! Une fois que quelqu'un meurt , un commencement s'opère , l'energie se libère et s'éparpille au gré du hasard ... Triste fin ^^



[ Fautquonsensorte ]

# Posté le jeudi 09 août 2007 11:11

Modifié le samedi 22 novembre 2008 06:07

Victoria...

Victoria...
Moi c'est Victoria , née il y a 14 printemps dans un village près de Salta dans lequel je vivais avant.
Cela fait maintenant plus de 10 ans qu'avec papa et maman mes frères et mes soeurs ont a quitté nos champs! On est venu s'entassé dans une de ces cabanes à l'entrée de la ville, c'est papa qui la construite mais elle est pas finie...
Je n'ai que des vagues souvenirs du village,Maman pleure quand elle m'en parle car elle n'aime pas la vie ici . Des étrangers ont brulé nos maisons pour nous voler nos terres ,Papa s'énerve,moi j'comprends pas il parle d'agroalimentaire,il dit que, les politiques sont des prédateurs qui sèment la peur et qui ont un estomac à la place du coeur...
Ici pas de travail, aucune prière ne s'exauce, après les cours avec ma soeur ont vends des bracelets 2 pesos...mais malgré tous ses efforts, demeurent ses jours sans repas...
La nuit maman pleure, la nuit maman ne dors pas

Mon voisin m'a dit : '' Pendant la dictature s'était plus dur '' , alors j'vais pas me plaindre même si ici y'a pas de futur...
Moi j'aime bien les études, on m'a dit '' s'est bien mais inutile '' ici beaucoup ont arreté avant même de savoir écrire...
Dans mon jardin secret j'cultive le rêve d'être medecin, soigner tous ses enfants malades qui ne mangent pas à leur faim !
J'comprends pas, dans la ville j'vois bien tous ses petits faire la manche devant le mépris des ceux qu'on appelle '' les gens biens '', j'minterroge, ne voient-ils pas la misère? Ils nous écrase pour benir l'homme venant de l'autre hémisphère !
Papa dit, qu'on est traité comme des chiens Dieu merci j'ai ma famille plus loin y'a des orphelins qui vivent dans les décharges...des fois je pleure en cachette, mais pas lontemps car je pense à mes aînés qui ont connus le chant des mitraillettes !
Et puis grand-mère disait toujours '' La vie c'est l'espoir, si t'en a plus t'es comme mort et vivre relève de l'exploit ''

Papa est à bout, il a frôler la folie quand un matin il a appris que la banque lui avait volé ses économies, impuissant tout le monde était affolé il n'était pas le seul, c'est la nation entière qui s'était fait voler !
Depuis ce jour, avec beaucoup de gens de la ville, il bloque les routes pour bloquer l'économie du pays...c'est leur façon de se faire entendre mais moi j'ai peur quand il s'en va, y'en a qui revienne pas la police est violente ,ils les appelle Piqueteros et les journaux sont des menteurs ils disent que s'est des bandits après y'a des gens qui ont peur...
Papa dit : '' Ils peuvent tuer des hommes mais ils ne tuerons pas la mémoire, les mères des disparus chantent toujours contre l'oubli ''
On vit le fruit d'une démocratie raté dans un pays si riche, plein enfants ont dans le ventre qu'une tasse de maté, parcequ'on est dirigé par la mafia du crime
Moi j'comprends pas et quand j'demande pourquoi on m'réponds toujours : " Parcequ'on est en Argentine..."


[Faut qu'ils s'en sortent ] [ Kenny's prod' ...]

# Posté le jeudi 09 août 2007 09:05

Modifié le samedi 22 novembre 2008 06:07

L'ami silencieux...

L'ami silencieux...
Les images s'effilochent et je pense .
Du plus profond de ma mémoire, je ne vous aient jamais oubliés.
Je vous aime tant.
J'ai vu passer depuis des siècles des centaines d'être humains qui sont venus me toucher, chercher des truffes dans mes racines.
J'ai vu des soldats et des bandits, des "avec des épées", des "avec des mousquets" et des " avec des fusils".
A chaque cercle placé autour de mon c½ur de tronc correspond une génération de petits hommes devenus en quelques instants, à mon niveau de perception, des vieillards.
J'ai toujours été surpris qu'ils aient à ce point besoin d'exprimer leur existence par la violence.
Avant ils se tuaient pour manger.
Maintenant je ne sais plus pourquoi ils se tuent .
Probablement par habitude.
Nous non plus, nous ne sommes pas au dessus de la violence. Par moments, dans mes branches, des conflits éclatent entre les feuilles. Elles se volent la lumière. Elles qui sont dans l'ombre blanchissent et meurent. Des petites futées profitent d'une aspérité de mon écorce pour se rehausser. Et puis nous avons nos prédateurs, les lierres étrangleurs, les insectes xylophage, les oiseaux qui viennent creuser leurs nids dans notre chair.
Mais cette violence a un sens. On détruit pour survivre. Alors que la violence des humains, je n'en comprends pas le sens.
Peut-être parce que trop nombreux et destructeurs, ils s'autorégulent en se tuant entre eux . Ou peut-être parce qu'ils s'ennuient.
Depuis des siècles, nous ne vous interressions que sous forme de bûches ou de pâte a papier.
Nous ne sommes pas des objets. Comme tout ce qui est sur Terre, nous vivons , nous percevons ce qui ce passe dans le Monde, nous souffrons et nous avons nos petites joies a nous. Nous supprimez sonne comme la fin d'un monde , celui dont vous êtes seuls responsables . Respirez une dernière fois , tant qu'il en est encore temps...
La planete Bleue vire au rouge , entends ses cris de douleur ... Elle saigne , on l'a poignardée en plein coeur ...



[ Fautquonsensorte ]

# Posté le vendredi 20 juillet 2007 08:26

Modifié le samedi 22 novembre 2008 06:08

On pourrait presque manger dehors...

On pourrait presque manger dehors...
C'est le "presque" qui compte, et le conditionnel. Sur le coup, ça semble une folie. On est tout juste au début de juillet, la semaine n'à été que de pluie et de vent. Et puis voila. Depuis le matin , le soleil , est venu avec une intensité mate, une force tranquille. Le repas de midi est prêt, la table mise. Mais même à l'interieur, tout est changé. La fenêtre entrouverte, la rumeur du dehors, quelque chose de léger qui flotte.
"On pourrait presque manger dehors." La phrase vient toujours au même instant. Juste avant de passer à table, quand il semble qu'il est trop tard pour bousculer le temps , quand les cruditées sont déjà posées sur la nappe. Trop tard ? L'avenir sera ce que vous en ferez ! La folie vous poussera peut-être à vous précipitez dehors , à passer un coup de chiffon fiévreux sur la table de jardin, à a proposer des pull-overs,à canaliser l'aide que chacun déploie avec un enjouement maladroit, des déplacements contradictoires. Ou bien vous vous resignerez à déjeuner au chaud...les chaises sont bien trop mouillées, l'herbe si haute ....
Mais peu importe. Ce qui compte, c'est le moment de la petite phrase. On pourrait presque... C'est bon, la vie au conditionnel, comme autrefois, dans les jeux enfantins: " on aurait dit que tu serais..."Une vie inventée, qui prend à contre-pied les certitudes. Une vie presque : à portée de la main , cette fraicheur. Une fantaisie modeste , vouée à la dégustation transposée des rites domestiques. Un petit vent de folie sage qui change tout sans rien changer...
Parfois, on dit : "On aurait presque pu..." Là, c'est la phrase triste des adultes qui n'ont gardé en équilire sur la boite de Pandore que la nostalgie. Mais il y a des jours où l'on cueille le jour au moment flottant des possibles, au moment fragile d'une hésitation honnête, sans orienter à l'avance le fléau de la balance. Il y a des jours où l'on pourrait presque . Arretez de revez . Vivez !
On vit dans un monde cerné,liberez-vous et vivez vos rêves.
[ Vises toujours la lune , si tu t'arretes en route , c'est pas grave , y'aura quand même des étoiles [ Toi*] ...



[ Fautquonsensorte ]

# Posté le samedi 07 juillet 2007 08:12

Modifié le samedi 22 novembre 2008 06:09